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Politique industrielle volontariste — Plan « Colbertisme high-tech »

Politique industrielle interventionniste visant à protéger et développer les filières stratégiques françaises face à la concurrence japonaise.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Édith Cresson

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Édith Cresson, qui a été ministre du Commerce extérieur (1983-1986), arrive à Matignon avec une vision fortement interventionniste de la politique industrielle. Elle dénonce publiquement l'agressivité commerciale japonaise (comparant le Japon à « une fourmilière ») et prône un « Colbertisme high-tech » fondé sur la défense des champions nationaux dans l'électronique, l'automobile et l'aéronautique. Elle nomme Dominique Strauss-Kahn ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur. Le gouvernement soutient les grands projets industriels européens (Airbus, Ariane) et tente de structurer les filières technologiques françaises. Cresson plaide pour une politique commerciale européenne plus agressive face à l'Asie. Cependant, ses déclarations maladroites sur le Japon provoquent un incident diplomatique et nuisent à sa crédibilité. Sa politique industrielle, bien que volontariste, se heurte aux contraintes budgétaires et aux règles européennes de concurrence.

Contexte

L'industrie française est confrontée à la concurrence croissante du Japon et des dragons asiatiques. La balance commerciale avec le Japon est structurellement déficitaire. Les grands groupes industriels français (Bull, Thomson, Renault) traversent des difficultés. Le marché unique européen (1993) approche.

Chaîne d'impact

Réforme

Politique industrielle Cresson

juin 1991

Aucun effet de bord documenté

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

2
  • Incident diplomatique avec le Japon après les déclarations de Cresson comparant les Japonais à « des fourmis », nuisant à l'image internationale de la France

    Fiabilité hauteMesure : 1991-07-01Dans un entretien à la chaîne ABC — Le premier ministre préfère les hétérosexuels aux fourmis japonaises... agent en recherche
  • Échec de la tentative de sauvetage du constructeur informatique Bull, qui continue de perdre des parts de marché

Analyses contradictoires

Pour

La France avait besoin d'une politique industrielle volontariste face à la concurrence déloyale du Japon et des pays à bas coût. Cresson avait raison de défendre les champions nationaux et de plaider pour une Europe plus protectrice de ses industries stratégiques.

Source académiqueElie Cohen — Le Colbertisme « high tech ». Économie des Télécom et du Grand Projet — Hachette (Pluriel), 1992 · ISBN 9782010193439 référence bibliographique

Contre

Le « Colbertisme high-tech » de Cresson est un interventionnisme anachronique dans un monde ouvert. La protection des champions nationaux défaillants gaspille l'argent public et retarde la nécessaire adaptation de l'industrie française à la mondialisation.

Sources

Données disponibles (7/9)
2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeTexte officielChaînage législatif

Source de vérification : Vie-publique.fr

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources