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Ordonnance sur la liberté des prix et de la concurrence

Suppression du contrôle des prix instauré depuis 1945, passage à la liberté des prix et renforcement du droit de la concurrence.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Jacques Chirac

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Jacques Chirac (Premier ministre).

Mesure annoncée dans la politique générale de Chirac, le 9 avril 1986.

Attribution revue le 2026-10-11.

Cohabitation — gouvernement Jacques Chirac. Ce contexte ne prouve pas l’origine politique de chaque réforme.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Promesse tenue

Description

L'ordonnance du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence est l'une des réformes économiques les plus profondes de la cohabitation. Elle met fin au régime de contrôle administratif des prix en vigueur depuis l'ordonnance du 30 juin 1945, héritage de l'économie de guerre. Édouard Balladur, ministre de l'Économie, présente cette libéralisation comme une modernisation indispensable de l'économie française : les prix des biens et services sont désormais fixés librement par le jeu de la concurrence et non plus par l'administration. En contrepartie, l'ordonnance renforce le droit de la concurrence : elle crée le Conseil de la concurrence (futur Autorité de la concurrence), interdit les pratiques anticoncurrentielles (ententes, abus de position dominante), les pratiques restrictives de concurrence (revente à perte, conditions discriminatoires) et le contrôle des concentrations. Cette ordonnance, maintenue par tous les gouvernements successifs, constitue le socle du droit français de la concurrence et transforme durablement le fonctionnement de l'économie française, achevant la transition d'une économie administrée vers une économie de marché.

Contexte

La France est le dernier grand pays occidental à maintenir un contrôle administratif des prix, hérité de 1945. L'inflation a été ramenée à 2-3 % par la politique de désinflation compétitive. Le contexte européen (Acte unique de 1986) impose la libre circulation des marchandises.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006069351_29-06-1999
Publication au JORF
09 décembre 1986
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Liberté des prix

décembre 1986

Promesse d'origine

« Libérer les prix et supprimer le contrôle administratif hérité de 1945 (programme RPR-UDF 1986) »

Source : Plateforme commune RPR-UDF, « Gouverner ensemble », 1986

Écart entre promesse et réalisation

Promesse intégralement tenue. La libéralisation est complète et irréversible.

Effets mesurés

Effets positifs

3

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La liberté des prix est un principe fondamental de l'économie de marché. Le contrôle administratif était un archaïsme hérité de la guerre, source de distorsions, de pénuries et de rigidités. La création du Conseil de la concurrence garantit que la liberté des prix s'accompagne d'une vraie régulation.

MédiaÉdouard Balladur, dialogues avec Jean-Pierre Elkabbach — Passion et longueur de temps — Fayard, 1989, 374 p. · ISBN 978-2-213-02330-4 référence bibliographique(droite)

Contre

La libéralisation totale des prix favorise les grandes entreprises au détriment des consommateurs et des petits producteurs. L'État perd un outil essentiel de protection du pouvoir d'achat, particulièrement pour les ménages modestes. Le marché libre ne garantit pas des prix justes.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources