StructuranteLoiSanté & Protection sociale

Loi rendant définitive la légalisation de l'IVG

Confirmation définitive du droit à l'IVG, supprimant le caractère probatoire de cinq ans de la loi Veil de 1975.

Rattachement présidentiel : Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement de rattachement : Raymond Barre

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Promesse tenue

Description

La loi n° 79-1204 du 31 décembre 1979, dite loi Pelletier du nom de la ministre de la Santé Monique Pelletier, rend définitive la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse instaurée à titre probatoire pour cinq ans par la loi Veil du 17 janvier 1975. Les débats parlementaires sont à nouveau houleux, mais moins violents qu'en 1974. La loi supprime la limitation temporelle et pérennise le droit à l'IVG en le rendant remboursable par la Sécurité sociale (mesure effective en 1982). Elle maintient les dispositions principales de la loi Veil : délai de dix semaines de grossesse, clause de conscience pour les médecins, conditions de pratique en établissement agréé. Cette confirmation définitive consolide un acquis sociétal majeur, malgré l'opposition persistante de la frange conservatrice de la majorité.

Contexte

La loi Veil de 1975 avait été adoptée pour une période probatoire de cinq ans. Le bilan est jugé positif : les avortements clandestins ont quasiment disparu, le nombre d'IVG s'est stabilisé autour de 250 000 par an (inférieur aux estimations d'avortements clandestins antérieurs). Les mouvements pro-choix demandent la pérennisation et le remboursement.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 2
  • Durée dépôt → promulgation : 83 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006068660_01-01-1980
Publication au JORF
01 janvier 1980
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

IVG définitive (1979)

décembre 1979

Aucun effet de bord documenté

Chaînage législatif

1982complément

Loi du 31 décembre 1982 rendant l'IVG remboursable par la Sécurité sociale

→ (fiche non identifiée)

Modifie également

Promesse d'origine

« Pérenniser le droit à l'IVG après la période probatoire de la loi Veil »

Source : Engagements du gouvernement

Écart entre promesse et réalisation

Aucun écart significatif.

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

La pérennisation de l'IVG confirme un acquis sociétal fondamental. Le bilan des cinq années probatoires montre que la légalisation a réduit la mortalité liée à l'avortement sans augmenter le nombre total d'IVG. [Données factuelles : Stabilisation du nombre d'IVG autour de 250 000 par an, confirmant que la légalisation n'a pas provoqué d'explosion du nombre d'avortements : 250000 → 245000 IVG/an.]

Contre

La pérennisation banalise l'avortement et affaiblit la protection de la vie humaine en formation. La société devrait investir davantage dans la prévention et l'accompagnement des grossesses non désirées.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • complément
    remboursement-ivg-1982 (fiche non identifiée)

    Loi du 31 décembre 1982 rendant l'IVG remboursable par la Sécurité sociale

Modifie les réformes suivantes

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif2+ sources

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources