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Entrée de la France dans le Système monétaire européen (SME)

Entrée en vigueur du Système monétaire européen, créant un mécanisme de taux de change fixes ajustables et l'ECU, ancêtre de l'euro.

Rattachement présidentiel : Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement de rattachement : Raymond Barre

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Valéry Giscard d’Estaing (président de la République), Helmut Schmidt (chancelier de la République fédérale d’Allemagne).

Pour la France, Giscard d’Estaing revendique l’initiative du SME, conçue avec le chancelier allemand Schmidt. Le rapport du Sénat relie cette proposition à sa création en mars 1979.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Promesse tenue

Description

Le Système monétaire européen (SME) entre en vigueur le 13 mars 1979, concrétisant l'initiative conjointe de Valéry Giscard d'Estaing et du chancelier allemand Helmut Schmidt, décidée au Conseil européen de Brême (juillet 1978) et adoptée à Bruxelles (décembre 1978). Le SME crée un mécanisme de taux de change fixes mais ajustables entre les monnaies des pays participants, avec des marges de fluctuation de ±2,25 % autour de cours pivots bilatéraux. L'ECU (European Currency Unit) est créé comme panier de monnaies servant d'unité de compte. Le Fonds européen de coopération monétaire (FECOM) est renforcé pour soutenir les monnaies sous pression. Pour la France, le SME implique une discipline monétaire accrue, le franc devant rester arrimé au mark allemand. Cette contrainte constituera un puissant levier de désinflation dans les années 1980 et préfigurera directement la création de l'Union économique et monétaire et de l'euro.

Contexte

Après l'effondrement du système de Bretton Woods (1971) et l'échec du « serpent monétaire européen » (1972-1978), les monnaies européennes fluctuent librement, créant une instabilité dommageable pour les échanges intra-européens. Giscard et Schmidt veulent créer une zone de stabilité monétaire en Europe.

Chaîne d'impact

Réforme

SME — Système monétaire européen

mars 1979

Chaînage législatif

1992transformation

Le traité de Maastricht prévoit le passage du SME à l'Union économique et monétaire avec monnaie unique

→ (fiche non identifiée)

Promesse d'origine

« Mettre en place le Système monétaire européen pour stabiliser les monnaies européennes et préparer l'intégration monétaire »

Source : Programme de campagne 1974 — volet européen

Écart entre promesse et réalisation

Aucun écart : le SME est l'une des réalisations majeures du septennat.

Effets mesurés

Effets positifs

3

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le SME est une réussite majeure de la diplomatie franco-allemande. En créant une zone de stabilité monétaire, il a réduit l'incertitude de change qui pénalisait les échanges intra-européens, représentant plus de 60 % du commerce extérieur français. La discipline imposée par l'arrimage au mark a constitué un puissant levier de désinflation, faisant baisser l'inflation française de 11 % en 1980 à 3 % en 1986. Le SME a posé les fondements institutionnels et techniques sans lesquels la monnaie unique n'aurait jamais vu le jour.

Contre

Le SME a soumis de facto la politique monétaire française à la Bundesbank, la France devant aligner ses taux d'intérêt sur ceux de Francfort quelle que soit sa conjoncture propre. Cette asymétrie fondamentale a privé la France de l'instrument du taux de change, aggravant le chômage lorsque le franc était surévalué. Les trois dévaluations de 1981-1983 ont montré les limites d'un système où la France était condamnée à une austérité permanente pour maintenir la parité avec un mark dopé par la compétitivité industrielle allemande.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • transformation
    traite-maastricht-1992 (fiche non identifiée)

    Le traité de Maastricht prévoit le passage du SME à l'Union économique et monétaire avec monnaie unique

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : EUR-Lex

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources