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Réforme de l'indemnisation du chômage : restriction du régime

Révision restrictive de la convention UNEDIC réduisant la durée et le montant de l'indemnisation du chômage face à l'explosion du nombre de demandeurs d'emploi.

Rattachement présidentiel : Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement de rattachement : Raymond Barre

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La convention UNEDIC du 27 mars 1979, négociée entre le patronat (CNPF) et les syndicats sous la pression du gouvernement, révise à la baisse le régime d'indemnisation du chômage mis en place en 1974. Le taux de remplacement maximal est ramené de 90 % à 80 % du salaire brut, la durée d'indemnisation est réduite pour certaines catégories, et les conditions d'accès sont durcies (durée minimale d'affiliation portée de 3 à 6 mois). Ces restrictions sont justifiées par l'explosion du nombre de chômeurs indemnisés et le déficit croissant du régime d'assurance chômage. La réforme suscite l'opposition des syndicats, en particulier de la CGT et de la CFDT, qui dénoncent une régression sociale. Elle inaugure un mouvement de restriction continue de l'indemnisation du chômage qui se poursuivra au cours des décennies suivantes.

Contexte

Le nombre de demandeurs d'emploi a doublé entre 1974 et 1979, passant de 500 000 à plus d'un million. Le régime d'assurance chômage, conçu pour un chômage frictionnel de courte durée, est structurellement déficitaire. Le patronat exige une révision des conditions d'indemnisation.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 19 septembre 2026
Identifiant Légifrance
JORFTEXT000000838938
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Réforme indemnisation chômage (1979)

mars 1979

Aucun effet de bord documenté

Chaînage législatif

Modifie également

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

2

Analyses contradictoires

Pour

La viabilité financière du régime d'assurance chômage impose des ajustements. Un taux de remplacement de 90 % n'est pas soutenable avec plus d'un million de chômeurs et crée des effets désincitatifs.

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Contre

Réduire l'indemnisation des chômeurs en pleine crise économique est socialement injuste et économiquement contre-productif : les chômeurs moins indemnisés consomment moins, aggravant la récession. [Données factuelles : Baisse du pouvoir d'achat des chômeurs indemnisés, le taux de remplacement passant de 90 % à 80 % : 90 → 80 % du salaire brut.]

Chaînage législatif

Modifie les réformes suivantes

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif2+ sources

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources