SignificativeLoiAgriculture & Alimentation

Loi EGAlim — États généraux de l'alimentation

Loi issue des États généraux de l'alimentation visant à rééquilibrer les relations commerciales en faveur des agriculteurs et à promouvoir une alimentation saine et durable.

Rattachement présidentiel : Emmanuel Macron
Gouvernement de rattachement : Édouard Philippe

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Emmanuel Macron, président de la République, Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Participants des États généraux de l’alimentation.

EGAlim 1 est la traduction législative des États généraux demandés par Macron ; Travert conduit les travaux et présente le projet, enrichi des contributions des participants.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi EGAlim du 30 octobre 2018, portée par le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, traduit les conclusions des États généraux de l'alimentation tenus de juillet à décembre 2017. Elle comporte deux volets. Le volet commercial relève le seuil de revente à perte de 10 % et encadre les promotions en grande distribution (maximum 34 % de remise, 25 % du volume), afin que les agriculteurs ne soient plus la variable d'ajustement des guerres de prix entre enseignes. La construction des prix doit désormais partir des coûts de production (« marche en avant des prix »). Le volet alimentaire impose 50 % de produits durables et de qualité (dont 20 % de bio) dans la restauration collective publique d'ici 2022, interdit certains contenants plastiques, et bannit plusieurs pesticides (néonicotinoïdes). L'expérimentation du relèvement du seuil de revente à perte est toutefois jugée décevante : les marges supplémentaires captées par la grande distribution ne sont pas intégralement redistribuées aux agriculteurs, conduisant à deux lois complémentaires (EGAlim 2 en 2021 et EGAlim 3 en 2023).

Contexte

Le revenu moyen des agriculteurs français stagne ou baisse depuis 20 ans, avec un taux de suicide particulièrement élevé dans la profession. La grande distribution impose une pression à la baisse sur les prix, avec des centrales d'achat concentrées face à des centaines de milliers de producteurs atomisés. La loi Sapin 2 et la LME de 2008 avaient échoué à rééquilibrer les rapports de force.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 1181 · 2 octobre 2018 · 15e législature

l'ensemble du projet de loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (lecture définitive).

Adopté
227
Pour
136
Contre
11
Abstentions

374 votants · 1 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO7444250 / 0 / 7
  • PO7235690 / 0 / 2

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 271 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, échec
  • CMP en échec — l'Assemblée a statué en dernier
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : 60 sénateurs

Décision n° 2018-771 DC25 octobre 2018Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000037549021_02-11-2018
Publication au JORF
02 novembre 2018
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi EGAlim

octobre 2018

Aucun effet de bord documenté

Chaînage législatif

2021Renforcement

EGAlim 2 renforce la non-négociabilité du prix de la matière première agricole dans les contrats commerciaux.

→ (fiche non identifiée)

Promesse d'origine

« Organiser des États généraux de l'alimentation pour rééquilibrer les relations entre producteurs, transformateurs et distributeurs. »

Source : Programme En Marche!, agriculture, 2017

Écart entre promesse et réalisation

Les États généraux ont bien eu lieu mais les résultats concrets de la loi sont jugés insuffisants par les agriculteurs.

Effets mesurés

Effets positifs

1
  • Hausse des parts de bio et de produits locaux dans la restauration collective, objectif de 50 % en cours d'atteinte

    Fiabilité moyenneMesure : 2022-01Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire — Rapport du Gouvernement au Parlement — bilan statistique de l'application de l'article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime (objectifs EGalim en restauration collective) agent en recherche

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi amorce un changement de paradigme en plaçant les coûts de production agricole au cœur de la construction des prix, et accélère la transition alimentaire dans la restauration collective.

Contre

La loi est un coup d'épée dans l'eau : sans régulation contraignante des centrales d'achat et sans plafonnement des marges de la grande distribution, le rapport de force reste inchangé au détriment des agriculteurs.

MédiaConfédération paysanne avec un collectif de 30 syndicats et associations (plateforme Citoyenne pour une transition agricole et alimentaire) — Deux ans après la promulgation de la loi EGalim, ses ambitions sont définitivement enterrées ! (communiqué de presse) agent en recherche(gauche)

Chaînage législatif

Modifiée par

  • Renforcement
    loi-egalim-2-2021 (fiche non identifiée)

    EGAlim 2 renforce la non-négociabilité du prix de la matière première agricole dans les contrats commerciaux.

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources