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Projet de loi sur la fin de vie — Aide à mourir

Projet de loi ouvrant l'aide à mourir sous conditions strictes pour les patients en phase avancée d'une maladie grave et incurable, présenté puis interrompu par la dissolution.

Rattachement présidentiel : Emmanuel Macron
Gouvernement de rattachement : Gabriel Attal

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Emmanuel Macron, président de la République, Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Convention citoyenne sur la fin de vie.

Le projet d’avril 2024 est explicitement présenté comme la suite de l’engagement présidentiel et de la convention citoyenne mobilisée par Macron. Il est interrompu par la dissolution avant sa reprise parlementaire ultérieure.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Promesse non tenue

Description

Le projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie est présenté en Conseil des ministres le 10 avril 2024. Il prévoit d'ouvrir l'aide à mourir — terme préféré à « euthanasie » ou « suicide assisté » — aux patients majeurs, capables de discernement, atteints d'une affection grave et incurable en phase avancée ou terminale, engendrant des souffrances réfractaires. Le patient devra formuler une demande libre, éclairée et répétée, examinée par un collège de médecins dans un délai maximal de 15 jours. L'aide à mourir pourra prendre la forme d'une auto-administration d'une substance létale ou, si le patient n'est pas en mesure de le faire, d'une administration par un professionnel de santé.

Contexte

La Convention citoyenne sur la fin de vie (décembre 2022 - avril 2023) s'est prononcée à 76 % en faveur d'une ouverture de l'aide active à mourir. Le président Macron avait annoncé un projet de loi pour 2024. La France est l'un des derniers grands pays européens à ne pas avoir légiféré sur l'aide à mourir, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Espagne et le Portugal l'ayant déjà fait.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 8280 · 15 juillet 2026 · 17e législature

l'ensemble de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (lecture définitive).

Adopté
291
Pour
241
Contre
29
Abstentions

561 votants · 0 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO8454070 / 0 / 9
  • PO8454190 / 0 / 6
  • PO8454850 / 0 / 4
  • PO8454130 / 0 / 3
  • PO8455140 / 0 / 3

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Texte officiel consolidé

Vérifié le 10 octobre 2026
Identifiant Légifrance
JORFTEXT000045300464
Publication au JORF
10 avril 2024
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Projet loi fin de vie (aide à mourir)

avril 2024

Aucun effet de bord documenté

Promesse d'origine

« Je m'engage à ouvrir le débat sur la fin de vie et à légiférer si nécessaire. »

Source : Emmanuel Macron, campagne présidentielle 2022

Écart entre promesse et réalisation

Le projet de loi est présenté mais n'aboutit pas en raison de la dissolution de l'Assemblée nationale.

Effets mesurés

Effets positifs

1
  • Ouverture d'un débat sociétal majeur nourri par la Convention citoyenne, contribuant à faire évoluer les mentalités sur la fin de vie

    Fiabilité hauteMesure : 2024-04-10Convention citoyenne sur la fin de vie (184 citoyens tirés au sort), organisée par le CESE — Rapport final de la Convention citoyenne sur la fin de vie (avec sa synthèse) agent en recherche

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

L'aide à mourir est un droit fondamental qui respecte l'autonomie de la personne en fin de vie. La Convention citoyenne a montré que la société française est prête pour cette évolution. Le cadre proposé, strict et encadré médicalement, prévient les dérives tout en mettant fin à des situations de souffrance inacceptables.

Think tankFin de vie. Examen d'un projet de loi sur l'aide active à mourir « avant l'été » ? Chiche ! agent en recherche

Contre

L'aide à mourir remet en cause le fondement de la médecine (ne pas donner la mort) et risque de dériver vers une banalisation de l'euthanasie. La priorité devrait être le développement des soins palliatifs, encore insuffisants en France où 20 départements n'ont aucune unité dédiée.

Source académiqueSociété Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP) et organisations de soignants cosignataires — Fin de vie : donner la mort n'est pas un soin (déclaration commune portée par la SFAP) agent en recherche

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources