SignificativeDécretSport & Jeunesse

Création de l'Agence nationale du sport (ANS)

Création d'une agence partenariale État-mouvement sportif-collectivités pour piloter la haute performance et le développement des pratiques sportives.

Rattachement présidentiel : Emmanuel Macron
Gouvernement de rattachement : Édouard Philippe

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Emmanuel Macron, président de la République, Édouard Philippe, Premier ministre, Laura Flessel puis Roxana Maracineanu, ministres des Sports, Acteurs du mouvement sportif, collectivités et monde économique.

La rénovation de la gouvernance sportive vient de l’engagement présidentiel de 2017 et d’une décision de lancer la démarche après l’attribution des Jeux. Les travaux ministériels et collectifs précisent ensuite la création de l’Agence, qui n’était pas définie initialement.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Promesse tenue

Description

L'Agence nationale du sport (ANS), créée par décret le 24 avril 2019, est un groupement d'intérêt public (GIP) associant l'État, le mouvement sportif (CNOSF), les collectivités territoriales et le monde économique. Elle se substitue au Centre national pour le développement du sport (CNDS) et reprend une partie des missions du ministère des Sports. L'ANS a une double mission : piloter la haute performance sportive (préparation des athlètes pour les grandes compétitions, notamment les JO de Paris 2024) et soutenir le développement des pratiques sportives sur l'ensemble du territoire. Son budget initial est d'environ 350 millions d'euros, principalement alimenté par des taxes affectées. La création de l'ANS représente un changement de paradigme dans la gouvernance du sport français, passant d'un modèle étatique centralisé à un modèle partenarial. Les fédérations sportives sont responsabilisées via des contrats de performance, et les collectivités territoriales ont un rôle accru dans le financement des équipements sportifs de proximité.

Contexte

La France prépare les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Le modèle français du sport, très centralisé, est jugé moins performant que les modèles britannique ou allemand. Le rapport du député Buffet (2018) recommande une réforme de la gouvernance sportive.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 19 septembre 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000038398606
Numéro NOR
SPOV1830897D
Publication au JORF
22 avril 2019
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

ANS (Agence nationale du sport)

avril 2019

Aucun effet de bord documenté

Promesse d'origine

« Réformer la gouvernance du sport pour préparer les JO 2024. »

Source : Emmanuel Macron, campagne présidentielle 2017

Écart entre promesse et réalisation

Mise en œuvre conforme à la promesse.

Effets mesurés

Effets négatifs

1
  • Perte d'expertise au ministère des Sports, devenu simple secrétariat d'État, et complexification de la gouvernance avec un acteur supplémentaire

    Fiabilité moyenneMesure : 2021-01-01Cour des comptes — L'Agence nationale du sport et la nouvelle gouvernance du sport agent en recherche

Analyses contradictoires

Pour

L'ANS modernise la gouvernance du sport français en associant tous les acteurs et en responsabilisant les fédérations. Les résultats aux JO de Paris 2024 valident cette approche partenariale.

Contre

La création de l'ANS affaiblit le service public du sport et prépare sa privatisation progressive. La logique de performance olympique éclipse le sport pour tous et les équipements sportifs de proximité.

Sources

Données disponibles (7/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracée2+ sourcesChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources