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Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe)

Réorganisation des compétences entre régions, départements et intercommunalités, renforçant les régions et les grandes intercommunalités.

Rattachement présidentiel : François Hollande
Gouvernement de rattachement : Manuel Valls

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : François Hollande, président de la République, Manuel Valls, Premier ministre, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation.

Le Sénat présente NOTRe comme le troisième volet de la réforme des territoires voulue par Hollande. Le gouvernement construit le partage des compétences et défend le texte.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) constitue le volet « compétences » de la réforme territoriale, après le volet « carte » (fusion des régions). Elle redistribue les compétences entre les différents niveaux de collectivités. Les régions récupèrent la compétence exclusive en matière de développement économique, de transports interurbains et scolaires (transférés des départements), d'aménagement du territoire et de gestion des lycées. Les départements conservent les compétences sociales (RSA, aide sociale à l'enfance, personnes âgées) mais perdent la compétence économique générale. Le seuil minimal des intercommunalités est relevé de 5 000 à 15 000 habitants, entraînant des fusions massives d'EPCI. La loi supprime la clause de compétence générale des départements et des régions, chaque niveau ne pouvant intervenir que dans ses domaines de compétence. Le texte renforce le rôle des schémas régionaux prescriptifs (SRADDET). La loi est le troisième volet de la réforme territoriale du quinquennat, après la loi MAPTAM de 2014 (création des métropoles) et la loi de délimitation des régions de janvier 2015.

Contexte

Le « millefeuille territorial » français est critiqué pour ses doublons de compétences et ses coûts de coordination. La clause de compétence générale permet à chaque collectivité d'intervenir dans tous les domaines, créant des chevauchements. La commission Balladur de 2009 avait déjà préconisé cette rationalisation.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 1062 · 10 mars 2015 · 14e législature

l'ensemble du projet de loi, adopté par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, portant nouvelle organisation territoriale de la République (première lecture).

Adopté
306
Pour
238
Contre
11
Abstentions

555 votants · 1 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO656002270 / 2 / 5
  • PO6560060 / 193 / 3
  • PO6560100 / 26 / 0
  • PO65601418 / 0 / 0
  • PO65602216 / 0 / 0

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Sénat
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 415 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : 60 députés

6 août 2015Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000030998055_31-12-2023
Publication au JORF
09 août 2015
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi NOTRe

août 2015

Schéma récurrent — 5 tentatives

Des réformes similaires ont été tentées à d'autres époques

Promesse d'origine

« Engagement n° 54 : « Une nouvelle étape de la décentralisation sera engagée. Je proposerai une réforme des collectivités territoriales » »

Source : 60 engagements pour la France, François Hollande, 2012

Écart entre promesse et réalisation

La promesse est tenue sur le principe mais le maintien des départements, que certains souhaitaient supprimer, et la complexité résiduelle du système atténuent la portée de la réforme.

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi NOTRe rationalise enfin le millefeuille territorial en clarifiant qui fait quoi. La suppression de la clause de compétence générale met fin aux doublons coûteux. Le renforcement des intercommunalités donne aux petites communes les moyens d'une véritable ingénierie administrative et technique. [Données factuelles : Réduction du nombre d'intercommunalités de 2 145 à 1 266, renforçant leur capacité d'action et leurs moyens techniques : 2145 → 1266 EPCI.]

Think tankNOTRe : Du projet à la loi, les analyses et les positions de l'AdCF agent en recherche

Contre

La loi NOTRe est une recentralisation déguisée qui éloigne la décision des citoyens. Le seuil de 15 000 habitants est inadapté aux zones rurales. Le maintien des départements sans clause de compétence générale les vide de substance sans oser les supprimer. La réforme crée de nouveaux problèmes sans résoudre le millefeuille.

Sources

Données disponibles (7/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracée2+ sourcesChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources