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Loi Pleven contre le racisme

Première loi française spécifiquement consacrée à la lutte contre le racisme, pénalisant la provocation à la discrimination et à la haine raciale.

Rattachement présidentiel : Georges Pompidou
Gouvernement de rattachement : Jacques Chaban-Delmas

Initiative politique : parlementaire

Acteurs et rôles documentés : Gaston Monnerville, sénateur du Lot, Pierre Giraud, sénateur de Paris, Députés des différents groupes de l’Assemblée nationale, auteurs des six propositions réunies, René Pleven, garde des Sceaux, ministre de la Justice.

La loi résulte de la synthèse de six propositions déposées par des députés de différents groupes. Monnerville et Giraud ont également proposé un texte au Sénat en mai 1972. Pleven accompagne et soutient cette initiative parlementaire ; son nom usuel ne désigne pas une initiative ministérielle exclusive.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme, dite « loi Pleven » du nom du garde des Sceaux René Pleven, est le premier texte législatif français spécifiquement consacré à la répression du racisme. Elle complète et modifie la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse en créant de nouveaux délits : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe en raison de son origine, de son appartenance ou de sa non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion. Elle punit également la diffamation et l'injure raciale, et permet aux associations de lutte contre le racisme de se constituer partie civile. La loi introduit aussi le délit de discrimination raciale dans l'accès à l'emploi, au logement et aux services. Adoptée à l'unanimité par le Parlement, cette loi est la transposition de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ratifiée par la France en 1971). Elle constitue le socle du droit antiraciste français, complété par les lois Gayssot (1990) et Lellouche (2003).

Contexte

L'immigration de travail est en pleine expansion en France. Les tensions racistes se multiplient, avec plusieurs agressions contre des travailleurs immigrés. La France ratifie en 1971 la Convention internationale sur l'élimination de la discrimination raciale adoptée par l'ONU en 1965.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 14 avril 2026
Identifiant Légifrance
JORFTEXT000000864827
Publication au JORF
02 juillet 1972
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi Pleven antiraciste

juillet 1972

Chaînage législatif

1990Extension

Loi Gayssot ajoutant la répression de la contestation des crimes contre l'humanité (négationnisme).

→ (fiche non identifiée)

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

1

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi Pleven est le socle indispensable du droit antiraciste français. En pénalisant le discours de haine, elle protège la dignité des personnes visées et envoie un message de civilisation, conformément aux engagements internationaux de la France.

Think tankLICRA (site des archives de la LICRA) — 1er juillet 1972 : Extension du domaine de la lutte antiraciste agent en recherche(gauche)

Contre

La loi Pleven, en créant des délits d'opinion, porte atteinte à la liberté d'expression et ouvre la voie à une judiciarisation croissante du débat public, où toute parole controversée risque de faire l'objet de poursuites pénales.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • Extension
    ref-rocard-gayssot-1990 (fiche non identifiée)

    Loi Gayssot ajoutant la répression de la contestation des crimes contre l'humanité (négationnisme).

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources