MajeureLoiÉducation & Recherche

Loi Fioraso — Enseignement supérieur et recherche

Réforme de la gouvernance universitaire créant les COMUE, instaurant la stratégie nationale de recherche et améliorant la réussite en licence.

Rattachement présidentiel : François Hollande
Gouvernement de rattachement : Jean-Marc Ayrault

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Françoise Barré-Sinoussi et Vincent Berger, pilotage des Assises.

Fioraso décrit les Assises annoncées par Ayrault et lancées en juillet 2012 pour construire la nouvelle législation de 2013. Elle en fixe les objectifs et le comité indépendant ; la consultation nourrit ensuite le projet de loi.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi n° 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche, portée par la ministre Geneviève Fioraso, réforme la gouvernance des universités et la politique de recherche. Elle crée les Communautés d'universités et établissements (COMUE), regroupements territoriaux obligatoires visant à renforcer la visibilité internationale des universités françaises par le rapprochement des sites. La loi instaure une stratégie nationale de l'enseignement supérieur (StraNES) et une stratégie nationale de la recherche (SNR). Elle améliore les conditions d'accueil des étudiants étrangers, facilite la délivrance de diplômes en langues étrangères (sujet controversé), et crée un droit à la poursuite d'études pour les bacheliers professionnels et technologiques via des quotas en BTS et IUT. La loi renforce l'accréditation des formations (remplaçant l'habilitation) et modifie la composition des conseils d'administration des universités. Elle abroge partiellement la loi LRU de 2007 sur certains points de gouvernance tout en conservant l'autonomie des universités.

Contexte

Le taux d'échec en licence reste élevé (moins de 30 % de réussite en 3 ans). Les universités françaises peinent à figurer dans les classements internationaux. La loi LRU de 2007 est critiquée pour avoir concentré les pouvoirs dans les mains du président d'université. Le monde de la recherche demande une stratégie nationale cohérente.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 522 · 28 mai 2013 · 14e législature

l'ensemble du projet de loi relatif à l'enseignement supérieur et à la recherche.

Adopté
289
Pour
248
Contre
0
Abstentions

537 votants · 2 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO656002273 / 0 / 0
  • PO6560060 / 190 / 0
  • PO6560100 / 26 / 0
  • PO6560140 / 17 / 0
  • PO65602215 / 0 / 0

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 2
  • Durée dépôt → promulgation : 124 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000027736588_29-07-2019
Publication au JORF
24 juillet 2013
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi ESR Fioraso

juillet 2013

Aucun effet de bord documenté

Promesse d'origine

« Je réformerai la gouvernance des universités et relancerai la recherche publique. »

Source : François Hollande, programme présidentiel 2012

Écart entre promesse et réalisation

Les COMUE, censées restructurer le paysage universitaire, rencontrent des résistances et seront largement remises en question par la loi de programmation de la recherche 2020.

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

1
  • Les COMUE se sont révélées des structures bureaucratiques lourdes, souvent rejetées par les communautés universitaires, et ont été largement abandonnées ou transformées

    Fiabilité hauteMesure : 2019-01-01Cour des comptes — Initiatives d'excellence et politique de regroupement universitaire agent en recherche

Analyses contradictoires

Pour

La loi Fioraso a donné une impulsion nécessaire à la structuration de la recherche française et à l'amélioration de la réussite étudiante. Les quotas en BTS et IUT ont ouvert des perspectives aux bacheliers professionnels et technologiques.

Contre

Les COMUE ont été imposées sans concertation suffisante et ont créé une couche bureaucratique supplémentaire sans améliorer la recherche ni l'enseignement. La loi n'a pas résolu le problème structurel du sous-financement des universités françaises.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources